Portraits de photographes...

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Pascale Guillaumin,

mariage heureux de

l'écriture et de l'image...

 

 

 

 

Chaque mois, nous vous proposons de rencontrer un photographe-nature. Aujourd'hui, il s'agit de Pascale Guillaumin qui, en 1991, avait été l'une des lauréates de notre concours *Photosynthèse*. Aujourd'hui, elle évoque ce que représente pour elle la photographie... une symbiose avec la lecture, en quelque sorte !...

Si vous souhaitez vous aussi figurer dans cette rubrique, adressez-nous un court texte de présentation ainsi que quelques photographies dont vous êtes l'auteur.

 

 

   

 

Pourquoi ai-je presque toujours mon appareil photo à portée de main et donc à portée de mes yeux  ? Parce que sachant mon cœur susceptible d’être touché à chaque instant, mon boîtier est le complément idéal du crayon et du bout de papier glissés au fond de ma poche !

En effet, je ne peux dissocier mon plaisir à photographier de mon autre passion : l’écriture. Au risque de répéter ce que nous ont confié Alain, Vincent et David, je dirai que ces deux modes d’expression relèvent pour moi d’un même désir : vouloir capter les sources d’émotion, débusquer la beauté là où elle se trouve, la révéler, la fixer, la soustraire au néant, témoigner et partager.

 
 
 

Cela dit, je suis amoureuse de tout – faune, flore, lumière - , spécialiste en rien et très peu intéressée par la technique ! Ce qui m’importe, c’est de saisir ou de débusquer le détail ou l’atmosphère qui m’émeut.

La photographie comme l’écriture ont-elles développé en moi un éveil, une acuité, une appétence de vie, ou est-ce ma nature qui m’a poussée à photographier et à écrire ? Difficile à dire… Une chose est sûre : tant que j’éprouverai le désir de regarder autour de moi, tant que mes sens me permettront d’accueillir la vie pleinement, il me semble que je continuerai à vouloir traduire en images ou en mots mon bonheur à vivre.

N’est-ce pas là l’essentiel ?
 
 
 

Et puis parfois, comble de bonheur, la photographie capte ce que le cœur n’avait pas eu le temps de saisir…

Comme ce soir-là, à la banne d’Ordanche, lors d’une démonstration de chien de berger…

« Cette photographie, je ne l’ai pas cherchée ; elle m’a été donnée par la vie.

Cet homme semble seul. Un centième de seconde plus tard, le cliché serait devenu impossible. Ou alors tout autre, la foule étant arrivée à grands flots derrière lui, derrière moi, sitôt le déclencheur appuyé.

C’est une photo-cadeau qui m’offre le loisir de méditer sur cet instant plus longuement que ne me l’a permis la réalité.

 
 
 

 

Ainsi dans le geste d’appui de cette silhouette contre le piquet, je décèle un abandon qui me permet d’imaginer combien ce vieil homme, touriste comme moi sans doute,  a pu laisser libre cours à ses souvenirs.

A-t-il retrouvé un fragment de ses racines ? En a-t-il été ému ?

La photographie, ici, n’a pas saisi l’instant pour le réduire ou pour l’encadrer mais au contraire pour lui donner le temps d’un étirement. 

Quant à la petite touche de couleur bleue dans l’angle supérieur gauche, elle est un don supplémentaire, cette échancrure dans la couche laiteuse permettant au ciel de se faire exceptionnellement nuage. »

 
 
 

Ah ! j’oubliais… le festival Photosynthèse représente pour moi ma première participation à un concours et mon premier encouragement avec l’obtention d’un prix en 1991. C’est dire l’affection que je porte à ce festival !

A bientôt,

Pascale.

Pour en savoir davantage sur ma passion pour l’écriture… www.pascale.guillaumin.eu.org

 

 

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